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Mardi 10 Juin 2008 à 22:30


La jeune fille a le regard clair derrière ses longs cheveux. Sous son regard, une multitude de calamités. Sous l'absence de cernes, l'horreur d'une éternité. Et dans son corps, la vie. Elle a le ventre rond, comme un ballon. Son dos se courbe doucement, comme pour suivre la direction de la vie, comme pour présenter au monde le cadeau divin. Amour pur et chaste de la naissance de l'autre. La moitié d'elle-même. Elle accouche d'elle-même, et désormais mise face à face avec sa réalité, une larme coule sur sa joue parfaite et maquillée. Le fond de teint déteint et la larme rouge coule jusqu'à ses lèvres pour embrasser la crème sang. Une vague d'humanité qui la brûle à l'intérieur. Alors que tout se dégonfle, la jolie baudruche s'effondre. Agenouillée, le sang coule au-dessous. Elle s'en fout au fond. L'autre est là, elle est l'autre, elle et l'autre, tout se mélange, et comment se séparer, comment se détacher de son prolongement. Rompre. Son nez inspire tout l'air du monde alors qu'elle essaie de ne pas pleurer. Dehors il l'attend. Il l'attendait, jusqu'à tomber, pris du malaise de la paternité. Il est tombé par terre, et elle ne l'a pas rattrapé, il n'a pas voulu se réveiller. Son ventre gonfle et dégonfle et dans se rêves il se perd à penser à ses propres moitiés. Il se perd à se dire qu'il n'est plus que l'enveloppe qui soutient ces deux corps qui prennent toute la place désormais. Son esprit ne tient plus le coup, il l'accuse. Il tombe. Elle est tombée. Par terre. Et elle dans ses bras. Renaissance douteuse, douloureuse. Qui être vraiment aujourd'hui. Son corps n'est plus rien, son seul esprit est là, et la soutient à bout de bras, porte le petit elle, presque plus lourd que son propre corps. Maladroite. Elle a peur, et la tient jusqu'à perdre haleine, et s'empêche de respirer de peur de trop bouger, de la gêner. Et créer la bulle autour, chuchoter, et faire taire les gens, puisqu'ils les dérangent. Créer.


 
Jeudi 5 Juin 2008 à 00:00


Ses yeux se posent sur mon corps, une fois de plus, et aspirent mon âme goulûment. Il chante, et c'est tout mon corps qui se décompose. Je tombe, liquide à ses pieds, alors que sa profondeur me touche et me transperce. Il porte un costume noir, presque une allure d'homme, mais ses tennis blanches et trouées ne laissent rien paraître. Il a le regard si clair que ses yeux noirs me brûlent au son de la musique. Et lorsqu'il ouvre sa bouche, et que sa tête tangue au rythme de ses mots, je fonds encore. Il se pose sur le micro comme aux lèvres d'une grande dame, et lui fait l'amour tendrement, aussi bien qu'il garde le regard d'un sauvageon. Son nez se froisse, et je me perds entre ses boucles brunes. Ses mains ont l'air si douces. Son corps si pur. Presque neuf. Le son des guitares a l'air de le bercer, mais le bel homme a le contrôle de l'univers. Trois minutes d'éternité. Il pose ses pieds à terre et envoûte. Son accent est si rond que je perds tout repère. Il n'a besoin de rien, rien de plus que lui et ce micro chanceux, rien de plus que lui et un piano pour tout changer. Une petite révolution alors que son visage se transforme. Il bouge le monde. Dans mes yeux, une petite larme, parce qu'il me fait bouger si joliment que je voudrais le couvrir de mes larmes, d'un filtre qui le protégerait. Qui lui donnerait le pouvoir de me charmer chaque seconde, alors que je l'aspire, il m'inspire encore. Les douces sonorités rivalisent avec les courbes tendres de son corps. Regard malicieux, et il ferme les yeux. Soulagement bref. Comme prise dans un ouragan, le tourbillon de ses bras, comme si chaque chanson était un moment tendre, amoureux entre nous deux. Son pied bat le rythme. Son micro tangue, il me prend entre ses mains et je me sens prise, éprise, aux hanches, je tourne et je valse sous sa voix. Ne t'en fais pas, je resterai là dans un coin, petite souris. Je me glisse entre tes jambes fines pour t'observer, j'ouvrirai bien grand mes yeux pour apercevoir ton corps qui se meut, qui s'émeut. Je voudrais que tu m'embrasses, que tu me dises que c'est fini, de ta voix douce. Moment charnel. Je voudrais que tu me dises que ma peau est douce, que nous est brûlant, que tout ce qui importe, c'est ce qui nous attend, au fond. Puisque lorsque nos coeurs se touchent comme ça, le monde on s'en fiche. On en conviendra. Les colères s'estompent, ta voix douce résonne sur les pores de ma peau, je voudrais m'allonger sans bouger, au dessous de toi, te voir d'une autre manière, avoir l'impression de te redécouvrir, de recomprendre encore une fois, que c'est nous. Ta voix m'emporte. Avec toi sur les anneaux de Saturne, le vaisseau spatial de nos amours déchirées. On ne comprendrait jamais...vraiment...assez. Je voudrais que tu murmures tous ces mots à mon oreille, que tu m'inventes cette berceuse aux paroles qui me tuent, chaque fois, les gouttes tombent sur mon cou, et tu ne les essuies pas. Parce que je ne suis que cette groupie, allongée sous toi, loin, si loin là bas...



Je voudrais faire de toi le roi de mon royaume, le dieu des mondes oniriques, faire de toi mon chevalier et je te servirai, juste pour que tu chantes encore, juste pour que tu m'aimes encore une fois, entre mes draps, j'écoute tes mots.



Et l'homme à la chevelure nuit me tue, le coeur bat à cent à l'heure et je me perds entre tes mots alors que tu bats la mesure, et je crierai, et je sauterai pour te porter plus haut, ange de lumière au regard sombre. Une certaine transe aux allures d'amours charnelles, mon corps se tend à ton vibrato, et tandis que tu tiens la note, mon âme se tient en haleine à t'écouter. Il murmure des mots à mon oreille, et si les autres ne pourront jamais les entendre, et les écouter vraiment, je me sens presque déesse d'avoir pu te comprendre, et t'avoir presque à moi. Et pourtant il m'échappe, cette fêlure qui nous sépare d'un fil, alors que la passion prend, cruelle étincelle destructrice. Vivre dans l'illusion que ton visage se colle à moi tous les matins, alors que je me serre contre ton corps. Les mots doux te vont si biens. L'extravagance de la séduction, dans tes yeux retrouvée.


Je n'ai pas vraiment de mots que la langue française aurait pu inventer, et qui aurait pu te correspondre assez bien, parce que certaines choses comme celles-là sont si vraies et si fortes qu'elles s'arrâchent et s'éloignent cruellement d'une réalité bien trop plate et trop simple. Ils ne rendraient pas assez bien état de l'effet que tu me fais. Une perle. Nacrée, tombe sur ma joue, et je l'attrape, je la garde entre mes doigts, et je dormirai avec une partie de toi cette nuit.


Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées.


La réalité ne nous tuera jamais assez, jamais autant que ce que tu auras donné à ma vie. Je dormirai inachevée ce soir encore.



Voir la vie en noir et blanc, voir la vie entre tes doigts, sur un roman photo, traînée, sourire aux lèvres, jusqu'à ton corps, et je ferais semblant de me débattre, et on rirait encore. En noir et blanc dans nos draps, faire comme avant, et se déshabiller pudiquement parce que l'on n'a pas l'habitude, parce que l'on fait comme si l'on ne se connaissait pas vraiment, même si au fond le désir brûle un peu trop, et qu'entre les draps, et mon déshabillé, je voudrais me perdre un peu, et ne plus comprendre la réalité. Je voudrais qu'en noir et blanc tu me comprennes, que tu m'aimes à l'ancienne, doucement. Sensiblement, le rouge aux joues, comme la première fois. Sans trop savoir si l'on s'aime vraiment. Juste en espérant. Je voudrais qu'en noir et blanc tu t'accroches à mes bras, sans trop savoir si je vais rester là, où si je vais m'en aller, mais juste prendre le risque de se saborder encore une fois, tanguer sur le fil du rasoir, et je te rattraperais au dernier moment.
Ne t'en fais pas.
Je voudrais qu'en noir et blanc tu m'embrasses encore, du bout des lèvres, juste à peine, sur la joue même peut-être, et que mes joues deviennent rouges de passion, d'un rouge pudique et étranglé. Je voudrais ressentir ton baiser jusqu'à la moëlle, le sentir traverser toutes mes couches, le sentir arriver jusqu'au coeur comme un éclair. Pas vraiment un flash, juste un petit déclic, sentir que l'amour est bien là.
Je voudrais qu'en noir et blanc sur une plage, on passe une soirée sous les étoiles, une dernière fois avant la fin de l'illusion. Avant la fin de ce début excitant. Te tenir la main, et me retourner à chaque bruit, de peur d'être surpris là. En noir et blanc compter les étoiles une par une, et faire des dessins. En une soirée réinventer l'univers entier avec nos vingt doigts et nos trente-huit ans à tous les deux. Tu me donnerais un pull, et je bouclerais mes cheveux entre mes doigts. Regarder juste le plafond en noir et blanc et y dessiner un monde où l'on pourrait vivre toi et moi. Où l'on pourrait survivre tout ce temps-là.  En noir et blanc pourrais-tu nous voir un peu, nous apercevoir dans l'ombre d'une porte, chuchotant. Oh qu'il est doux d'être amoureux, qu'il est tendre d'être deux.



Mon amour, doucement. Laissons nous nous inventer un avenir, puisque l'on est jeunes, et que le monde est dur, et qu'il y est impossible de s'y projeter. O mon amour, inventons donc un demain plus pur, et plus nacré. Dehors tout en pastel. Tout arc-en-ciel. Laisse nous vivre la passion des jours dorés, sans limites, ni coupures cinglantes. Laisse nous inventer ce qui n'est pas possible encore.

 
Dimanche 1er Juin 2008 à 22:26

 


Cocktail de jus d'oranges amères, comme un goût de déjà-vu sur mes papilles. Ma langue s'en va et s'en vient, prise d'un rire étrange face à la beauté de doux visages. Voix qui s'élèvent en un opéra moderne et moderniste. Les jeunes s'effeuillent doucement, dansent. Les sourcils se froncent en un jeu de comédie. Les groupies hurlent plus bas, et envoient leurs bras fins et pâles de jeunes filles en bourgeons, boutons de tulipes excitées par le pouvoir de l'art. Le sexe leur saute au visage aussi bien que l'érotisme, et elles se découvrent et se croient nymphomanes de vouloir s'offrir aux beaux inconnus doués et musclés. Mauvaises pensées. Et les parents courent derrière, et les mères se jettent sur l'artiste prises par l'envie d'amour et d'affection des ménagères juste mûres et toutes prêtes à la cueillette. Doux air de jazz, leur jeunesse leur monte à la tête, et leur visage sans rides pointe son nez. « Il a les cheveux longs, comme à mon adolescence, me rappelle ton père un peu trop. » Costumes ridicules, lunettes futiles, pots de peintures sur leurs corps aux allures huilées. Le sexe vend. Les hommes se pâment, cherchent en leur visage ce qui plait tant aux femmes. Un peu jaloux, mais presque pas, reconnaissent la beauté de l'air, et l'érotisme qui se dégage de cette atmosphère trop chauffée, les flashs crépitent, les couleurs sont toutes choisies, aussi bien que les mots. Les performances s'enchaînent sans répit pour le coeur fatigué des groupies. Coeurs en suspensions. Tout tourne, leur tête et le décor autour, vraie transe, dissimule la réalité. Cheveux bouclés, juste comme il faut, et col en V, laisse apercevoir la naissance d'un torse de jeune homme imberbe. Laisse aussi apercevoir un bout de toute la grandeur de l'humanité, alors que l'émotion les prend aux tripes, qu'ils bougent au rythme de leur guitare. Leur chaussure bat le rythme contre le tapis. Il ferme un peu les yeux, relief, l'émotion se perd un peu, juste le temps d'un instant reprendre son souffle. Vêtements transparents/transpirants, les esprits et les regards s'échauffent, les yeux pétillent d'une chaleur intense. On emmêle les cheveux, pour qu'ils aient un air post-coïtal, et l'on fait porter des robes de chambres. Pieds nus. L'un se frotte à l'autre, doux cris d'amour, l'art devient absurdité en beauté. Ses cheveux tombent sur ses yeux, crinière dorée sur ses yeux azur. Entailles sur des robes de soie, elle laisse pendre sa jambe aux caméras. Son nez se fronce en un sourire ravageur, fait parler l'émotion. Et le piano reprend en coeur un air trop connu pour être entendu. Il ouvre la bouche et le monde s'arrête, pourtant. Ses yeux sont d'un noir si profond qu'ils me tuent à chaque mot, à chaque instant, et si ses doigts agrippent le pied du micro, mes doigts courent le clavier, pris par sa puissance. Donner tant en toute simplicité. Beauté d'un visage lisse, mais trop plein d'un relief de sentiments et de possibilités artistiques. Il bouge et c'est tout mon corps qui se prend de soubresauts. Groupie de l'artiste, je me retrouve à genoux devant ces mots, qui deviennent siens dès qu'ils passent son coeur. Musique rock, accord inconnu, il ouvre encore la bouche et mon coeur se meut au rythme de ce son. Et son visage bat le tempo alors que deux figures sexuelles bougent en coeur sur une musique érotique. Et les groupies en ovation, alors que leurs pas s'accordent sur le sol pailleté, leurs yeux sont maquillés pour imposer un regard de séduction, leurs lèvres sont épaissies,juste rosées, justes bonnes à croquer sous leurs blousons de cuir d'hommes puissants aux allures de féminités.

 
Jeudi 29 Mai 2008 à 00:36
 


Acte 2:


Le rythme me prend aux tripes, l'érotisme de tes mots, de tes gestes, de ton corps. Je voudrais que mon âme se perde en la tienne, pour pouvoir approcher ou même encore comprendre une telle puissance sur le peuple mortel. Autant que je t'aime, je voudrais me perdre en toi. Je voudrais t'appartenir, et je ne ferais pas de bruit. Doucement, je vivrais sans te gêner, promis. J'avoue, que parfois j'oserais peut-être te toucher, peut-être même caresser la douceur de ta peau. Ce ne serait pas de ma faute, mais de celle de l'attraction, de ce que tu fais à mon coeur. Je meurs quand je t'entends quand je te vois tu sais. C'est une sorte de transe maladive quand je me perds dans tes yeux. Alors ne t'inquiètes pas, je serais sage si tu veux. Je veux juste que tu me fasses l'amour. Juste partager cette passion. Et je te donnerais ce que tu veux. Ma vie, ma nourriture, mon souffle. Je me tairais si tu veux te poser sur ma nuque, si tu veux y poser tes peines pour avancer plus facilement. Je ne respirerai même plus, si tu te sens mieux. Je mourrais juste pour que tu poses ta tête sur ma poitrine, et que tu me chantes quelques mots. Et je mourrais pleine d'une passion plus que tordante, plus qu'enrichissante. Juste pour voir devant moi ton corps se mouvoir à ta puissance, à ton érotisme, et ton émotion. Je voudrais juste que tu me prennes dans tes bras fins. Et sentir ton parfum. Son génie. Ton génie tout entier. Mourir à chacun de tes sourires. Juste parce que tu bouges. Je voudrais par dessus tout te voir à genoux et partager cette passion plus que dévorante avec moi. Et nous vivrions tous deux dans cette passion destructrice, nous nous nourririons des mots l'un de l'autre. Je te raconterai de ces mots qui m'ont fait pleurer, et tu pleureras aussi. Car devant la beauté de l'art, on ne peut que s'incliner. Même le génie se mettrait à pleurer. Toi, ta finesse, et moi, nus devant la beauté des mots. Nous resterions comme ça, malnourris, déshydratés, mais sacrément amoureux, et passionnés, et artistes. En transe, sans drogues, sans autres liquides que nos propres fluides. Et tant pis s'ils ne comprennent pas et se moquent de nous, s'ils rient lorsque nous marchons dans la rue, parce que je me fous de ceux qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes vraiment. Parce qu'ils n'ont jamais vraiment approché la réalité. Ta moue me tue mon amour. Caresser tes jugulaires. Et je chanterais sous tes yeux, juste pour te voir sourire et te moquer de moi. Et tu me chanteras l'amour, l'art et le sexe, seules rédemptions dans ce monde de brutes. Chaotique au dehors. Et nous tout dedans. L'un dans l'autre. S'aimer en douceur, en violence. Je veux que tu mordes mon dos, que tu t'accroches à mon corps tout entier, et je m'agripperais à ton coeur, à ton âme, je ne te lâcherais plus jamais mon amour. Je te le jure. Et dans cent ans, je te regarderais crever, et tu seras dégueulasse, et peut-être moche, mais je t'aimerais encore, comme une passion dévorante qui m'aura laissé la peau sur les os, et mon coeur en ballotage, plus énorme que le monde.




Je ne vous demanderai jamais de comprendre, ni même d'admettre une quelconque vérité. Fiction/réalité, tout se mélange dans ce chaos. Comprendra qui pourra.


 
Jeudi 29 Mai 2008 à 00:15
 


Il pose sa tête sur mon épaule. Dure journée. La douceur de sa joue effleure ma peau, il esquisse un son, et le bruit indécent de mon souffle écaille sa jolie voix. Je voudrais pleurer toute mon âme, la seule écoute de son coeur purifie toute cette laideur à l'intérieur. La rondeur de ses mots sur la blancheur de son corps, et ses cheveux bouclés. Trop beau pour être vrai, trop vrai pour te toucher, mon ange. J'aurais peur de te gâcher, juste parler, juste te décevoir. Les mots ne seraient pas vraiment à ta hauteur. La profondeur de tes yeux me tue, et je renais, doucement de ma mue douloureuse, et jouissive à la fois. J'aurais envie de me mordre la lèvre, et de mordre les tiennes, parce que l'érotisme qu'il dégage me décroche le coeur, et tout mon corps se meut à mon émotion. Un peu de rauque dans sa voix, et je m'arrâche à toi. Ange. Tu sembles si profond, si doux à la fois. Je voudrais que ces trois minutes se fondent en l'éternité de notre amour, si faux soit-il, si imaginaire, si imaginé. Juste écouter ta voix. Tu me fais l'amour, chaque fois, et je caresse tes jugulaires en rêve, et tant pis s'ils rient, s'ils se moquent, s'ils ne pourront jamais comprendre, ce que je vis avec lui est bien plus fort que tout ça, que tout le reste. Je me pendrais à ton cou, et me raccrocherai à ton corps, je ne te lâcherai jamais. Parce que la profondeur de son art me prend aux tripes. Que je voudrais lui écrire des tomes et des tomes, juste parce que c'est nous. Poule aux yeux d'or, je voudrais me glisser sur ta langue, observer le monde par tes yeux, et comprendre les mécanismes de ton âme pour pouvoir me glisser dans tes bras. Tendrement. Enfant qui a grandi trop vite, petit génie aux yeux bouclés, aux cheveux brillants et à la moue suggestive. Ta bouche m'appelle au secours, tes mots me tordent, bien plus profond que ces groupies qui ne comprennent pas vraiment, juste attirées par un physique. Elles ne savent pas bien pourquoi. Pour nous, c'est différent, je me retrouve torturée par tant de beauté dans tes choix, tes notes. Et je mordrai chaque bout de ton corps, jusqu'à la moëlle pour pouvoir m'approprier cette beauté maladive. Cette beauté plus que profonde, ce sourire sur leurs visages, elles qui ne comprennent plus que rien. Je l'écouterai dans le noir, jusqu'à la fin des temps, reprendrai tes mots, aussi mal que passionnément. J'oublierai tout, juste lui et moi dans la profondeur de l'éternité. Je glisserai sur ton nez, coeur d'acier. Ton sourire me transperce les os. La moëlle se tord dans mon corps à la simple entente de ton nom.