Enough of it. Assez de ce silence pesant, pesant sur mes lèvres. Les commissures se cassent et légère je tombe plus bas encore. Les mots manquent sous les jours pluvieux d'un juillet tout en bonheur, tout en fleurs. L'atmosphère m'embrasse, et le bébé se tourne, une dernière fois, la dernière phrase, dernière parole. La berceuse se couche à son tour dans la grande maison désormais sombre. Les jouets dorment sur le sol, sans bruit, sans rêve. Les balles roulent. La table se tait et réfléchit. Qui est l'inconnue au coin de la pièce, à la langue qui fourche, et la bouche coupée en trois. Trois pays, trois amies, trois petites bouches sombres sous les rayons d'un soleil bien trop brûlant, sous leur peau joliment dorée. Les esprits se réchauffent alors que les langues se mêlent et se cherchent, perdent de leur identité. Jolie journée d'été, aux regards délavés, mes cheveux s'emmêlent, et le vent me les boucle. Les voix s'enfoncent sous le chant d'une guitare, et le pincement de sa voix. Musique étrange, étrangère, la lune le change de loup en chou, sans bruit autour de lui, apprécier le silence de sa musique, écouter ce coeur qui bat à travers ses doigts, à travers la laine et le bois, les cordes filent et s'enfilent sous le poids du chagrin, de l'absence de celle-là, la seule qui compte, la seule qui est là, et le velours de sa peau, passer ses doigts encore une fois sur les cordes qui crissent et qui coupent. En silence se vider de ce sang qui n'est pas le sien, pas vraiment. Le soleil brille moins fort encore, et la lune prend la place doucement alors que deux corps fêlés se posent devant une porte, devant cette éternité. Mystère derrière son visage immuable, ses injures, et ces mots doux répétés cent fois, répétés sans foi. Te poser sur mon épaule et fermer les yeux jusqu'à demain, restons comme ça, reste près de moi. Une dernière fois ouvre tes yeux, dernier adieu entre tes bras, entre toi et moi sur une musique, sous une guitare, une chanson lente, une chanson douce aux mots étranges. Mystère encore une fois, retrouve moi entre deux fleurs, loin sur le sol, et sur moi le petit rat, à la peau douce, au regard fin. Comprendre la peur de trouver, se retrouver encore une fois trop loin de toi. Serrer fort. Le coeur s'est détaché, tout doucement, s'est tû, et soleil s'est couché, dans un lit inconnu, une couverture brune, une journée d'été. La chaleur d'un amour platonique, et t'entendre me regarder dans la nuit, me parler de toutes ces fois où je n'étais pas là, où tu n'étais pas loin, si près. Mes yeux se ferment sur une journée rêvée. Des rires dans le fond de l'écran, sur les photos jolis souvenirs, trop beaux moments, trop courts instants.