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Jeudi 29 Mai 2008 à 00:36
 


Acte 2:


Le rythme me prend aux tripes, l'érotisme de tes mots, de tes gestes, de ton corps. Je voudrais que mon âme se perde en la tienne, pour pouvoir approcher ou même encore comprendre une telle puissance sur le peuple mortel. Autant que je t'aime, je voudrais me perdre en toi. Je voudrais t'appartenir, et je ne ferais pas de bruit. Doucement, je vivrais sans te gêner, promis. J'avoue, que parfois j'oserais peut-être te toucher, peut-être même caresser la douceur de ta peau. Ce ne serait pas de ma faute, mais de celle de l'attraction, de ce que tu fais à mon coeur. Je meurs quand je t'entends quand je te vois tu sais. C'est une sorte de transe maladive quand je me perds dans tes yeux. Alors ne t'inquiètes pas, je serais sage si tu veux. Je veux juste que tu me fasses l'amour. Juste partager cette passion. Et je te donnerais ce que tu veux. Ma vie, ma nourriture, mon souffle. Je me tairais si tu veux te poser sur ma nuque, si tu veux y poser tes peines pour avancer plus facilement. Je ne respirerai même plus, si tu te sens mieux. Je mourrais juste pour que tu poses ta tête sur ma poitrine, et que tu me chantes quelques mots. Et je mourrais pleine d'une passion plus que tordante, plus qu'enrichissante. Juste pour voir devant moi ton corps se mouvoir à ta puissance, à ton érotisme, et ton émotion. Je voudrais juste que tu me prennes dans tes bras fins. Et sentir ton parfum. Son génie. Ton génie tout entier. Mourir à chacun de tes sourires. Juste parce que tu bouges. Je voudrais par dessus tout te voir à genoux et partager cette passion plus que dévorante avec moi. Et nous vivrions tous deux dans cette passion destructrice, nous nous nourririons des mots l'un de l'autre. Je te raconterai de ces mots qui m'ont fait pleurer, et tu pleureras aussi. Car devant la beauté de l'art, on ne peut que s'incliner. Même le génie se mettrait à pleurer. Toi, ta finesse, et moi, nus devant la beauté des mots. Nous resterions comme ça, malnourris, déshydratés, mais sacrément amoureux, et passionnés, et artistes. En transe, sans drogues, sans autres liquides que nos propres fluides. Et tant pis s'ils ne comprennent pas et se moquent de nous, s'ils rient lorsque nous marchons dans la rue, parce que je me fous de ceux qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes vraiment. Parce qu'ils n'ont jamais vraiment approché la réalité. Ta moue me tue mon amour. Caresser tes jugulaires. Et je chanterais sous tes yeux, juste pour te voir sourire et te moquer de moi. Et tu me chanteras l'amour, l'art et le sexe, seules rédemptions dans ce monde de brutes. Chaotique au dehors. Et nous tout dedans. L'un dans l'autre. S'aimer en douceur, en violence. Je veux que tu mordes mon dos, que tu t'accroches à mon corps tout entier, et je m'agripperais à ton coeur, à ton âme, je ne te lâcherais plus jamais mon amour. Je te le jure. Et dans cent ans, je te regarderais crever, et tu seras dégueulasse, et peut-être moche, mais je t'aimerais encore, comme une passion dévorante qui m'aura laissé la peau sur les os, et mon coeur en ballotage, plus énorme que le monde.




Je ne vous demanderai jamais de comprendre, ni même d'admettre une quelconque vérité. Fiction/réalité, tout se mélange dans ce chaos. Comprendra qui pourra.


 
Jeudi 29 Mai 2008 à 00:15
 


Il pose sa tête sur mon épaule. Dure journée. La douceur de sa joue effleure ma peau, il esquisse un son, et le bruit indécent de mon souffle écaille sa jolie voix. Je voudrais pleurer toute mon âme, la seule écoute de son coeur purifie toute cette laideur à l'intérieur. La rondeur de ses mots sur la blancheur de son corps, et ses cheveux bouclés. Trop beau pour être vrai, trop vrai pour te toucher, mon ange. J'aurais peur de te gâcher, juste parler, juste te décevoir. Les mots ne seraient pas vraiment à ta hauteur. La profondeur de tes yeux me tue, et je renais, doucement de ma mue douloureuse, et jouissive à la fois. J'aurais envie de me mordre la lèvre, et de mordre les tiennes, parce que l'érotisme qu'il dégage me décroche le coeur, et tout mon corps se meut à mon émotion. Un peu de rauque dans sa voix, et je m'arrâche à toi. Ange. Tu sembles si profond, si doux à la fois. Je voudrais que ces trois minutes se fondent en l'éternité de notre amour, si faux soit-il, si imaginaire, si imaginé. Juste écouter ta voix. Tu me fais l'amour, chaque fois, et je caresse tes jugulaires en rêve, et tant pis s'ils rient, s'ils se moquent, s'ils ne pourront jamais comprendre, ce que je vis avec lui est bien plus fort que tout ça, que tout le reste. Je me pendrais à ton cou, et me raccrocherai à ton corps, je ne te lâcherai jamais. Parce que la profondeur de son art me prend aux tripes. Que je voudrais lui écrire des tomes et des tomes, juste parce que c'est nous. Poule aux yeux d'or, je voudrais me glisser sur ta langue, observer le monde par tes yeux, et comprendre les mécanismes de ton âme pour pouvoir me glisser dans tes bras. Tendrement. Enfant qui a grandi trop vite, petit génie aux yeux bouclés, aux cheveux brillants et à la moue suggestive. Ta bouche m'appelle au secours, tes mots me tordent, bien plus profond que ces groupies qui ne comprennent pas vraiment, juste attirées par un physique. Elles ne savent pas bien pourquoi. Pour nous, c'est différent, je me retrouve torturée par tant de beauté dans tes choix, tes notes. Et je mordrai chaque bout de ton corps, jusqu'à la moëlle pour pouvoir m'approprier cette beauté maladive. Cette beauté plus que profonde, ce sourire sur leurs visages, elles qui ne comprennent plus que rien. Je l'écouterai dans le noir, jusqu'à la fin des temps, reprendrai tes mots, aussi mal que passionnément. J'oublierai tout, juste lui et moi dans la profondeur de l'éternité. Je glisserai sur ton nez, coeur d'acier. Ton sourire me transperce les os. La moëlle se tord dans mon corps à la simple entente de ton nom.

 
Jeudi 22 Mai 2008 à 22:11



Un rêve. Et je me réveille encore en sursaut. Aujourd'hui, le lendemain, le jour d'après. Dure réalité, dans laquelle on se demande chaque jour pourquoi? Lost generation. Je vois son visage, encore et toujours chaque matin, visage d'ange, et la question ne se pose plus. Mouvements lents et langoureux, doucement dans tes bras, je m'approche de toi. Tes bras m'entourent, et je me perds, au son de ta voix, fermer les yeux, oublier tout, et garder ton image en mémoire, juste derrière mes paupières, prête à se dévoiler. Doucement le rythme me prend. Ton pied tape le sol, au rythme de ta voix, et je m'en vais, petit paradis. Lève les bras, approche toi du ciel, un peu plus près. Ta voix m'élève, me soulève. Légère. Plus de doutes, je m'abandonne, je me donne à toi. Prends-moi, dans tes bras, tout court, tu me possèdes, je te donne mon corps puisqu'il n'est plus rien, le temps passe et je sais qu'il ne me sert pas, qu'il t'appartient parce que c'est évident, parce que la passion est là.


Ta musique m'enveloppe, et je me sens emportée dans un paradis de douceurs sucrées, acidulées. Calme et tendre, moment entre tes bras. Rappelle-toi. Juste nous deux, encore une fois, nos quatres yeux, dans de jolis draps. Pose-toi sur moi, et embrasse moi.




B


BB


Bébé, viens-là.


Et comme un ange tu t'approches, ton pied frappe le sol au rythme de ta voix, et des mots étrangers viennent à ma bouche. Doucement. Joliment, passionnément.


Notre moment privilégié. Sussurrer à mon oreille que tu es là.


Perfections. Illusoires.


En trois minutes, retrouver le bonheur des moments perdus.




Le rythme commence, et je suis avec toi, assise tout près, juste entre tes yeux, petite fée sur le haut de ton nez, prise par ta voix, posée sur le micro tout près de ta bouche, de tes lèvres roses. Des mots que seule moi peux comprendre puisqu'ils sont écrits pour nous, ceux-là. Tu me sens, et tu marches doucement, pour ne pas me faire tomber. Toi, et tes cheveux en bataille, toi et ta bouille d'ange, tes sourcils froncés, derrière tant de douceur. Je suis le pied du micro, que tu tiens à pleines mains, je suis tes lèvres, et ta bouche, le pied que tu bats contre le sol. Je suis les cordes vocales capables de me mettre en transe. Je suis la jalousie de celle là que tu embrasseras. De ce corps fin que tu montreras à d'autres, de ces battements de coeur qui ne me sont pas destinés, de ces jolis sourires cachés derrière toute cette pudeur, sous tes paupières claires. Transe, bébé. Je ne pourrais pas utiliser de mots vulgaires si c'est pour parler de toi. Je ne contrôle plus mes doigts. Je suis ces marches sur lesquelles tu es assise, ton regard, tout droit dans mes yeux, ce mouvement, léger de ton corps qui me prend directement aux tripes. Regarde-moi. Encore une fois, ne t'éloigne pas.


Il semble presque gêné d'être adulé, héros de prépubères trop romantiques qui ne comprennent pas bien encore cette passion, ce regard, qui subissent, sans trop parler, la douceur de tes yeux, de ta bouche et de ta peau. Tes mains qui se baladent, qui se croisent sans bruit, sans prétention. B. Baiser sur tes joues rosées. Tu me fais perdre les mots. Un sourire, et tout s'effondre devant, tout ce en quoi j'ai pu croire un jour, tout ce qui me paraissait solide et beau. Tout s'écroule et devient laid et vain alors que ta présence s'affirme. Plus rien n'a vraiment d'importance, et les larmes coulent sur ma joue, parce que ce qui est si beau, ça ne peut pas vraiment s'exprimer. C'est la vérité pure et belle d'une passion dévorante. Aucune peur, aucune réalisation de la vérité. Moment pur. Aliénation, besoin de l'autre, jusqu'à toujours, jusqu'à jamais. Ensemble, parce que si tu meurs, je meurs. Que si tu ne manges pas, je te donnerai mon corps pour mieux te nourrir. Trouver les mots pour exprimer l'amour vrai, même non partagé. Qui peut savoir au fond, ce que ça veut vraiment dire, qui l'aura vraiment vécu? Qui aura connu cette transe de se croire si seuls au monde en cet instant précis.


Ton sourire me tue Apollon, tes yeux armes puissantes. Chaque bout de ton corps est une île au trésor.


Tu es à toi seul érotique.

 
Vendredi 16 Mai 2008 à 22:44


Et au fond, je bous. Méli-mélo de mots qui remuent dans mon estomac, et remontent. Et au fond, comme en haut, je bous. Des petits picotements sur cette peau qui mue, je m'y perds un peu, mon corps me pèse, les mots sont lents.


Et je la vois, ses cheveux bouclés, courts, comme immobiles, sur son visage d'ange. Cheveux foncés, visage d'opale, un grain de parfum sur la cheville, une robe trop grande pour son dos trop fin, beauté hollywoodienne, sur fond parisien, son étrange et envoûtant, son sourire me perd. Elle me regarde et je baisse le regard, machinalement. Elle accroche ses boucles d'oreilles, et se pince la lèvre. Et je me pends à son cou. Sa lèvre rosée, son nez fin, cette peau douce et claire. Beauté unique. Quoiqu'on en dise.

 
Vendredi 16 Mai 2008 à 01:17


En transe. Comme lessivée. Comme si le son ajoutait quelque chose d'immense à cette vie insensée. Les notes coulent dans ma bouche comme de l'eau, des mots résonnent. Des associations qui n'ont pas vraiment de sens, le cerveau ne fait plus bien son boulot. Hydrogène oxygène. Les nuages me brouillent la vue, ou bien mes paupières qui se ferment doucement. Mes yeux sont secs des larmes que j'ai pleurées. Son visage me manque déjà. Passion fulgurante et dévorante. Ne pas pouvoir se passer de l'autre, jamais. Sons enfantins, étrangers à mes oreilles. Comment je pourrais t'écrire des pages que tu ne lirais pas. Je me repose ainsi. Complainte étrange de l'égocentrique.


Autoportrait dans un lit:


Elle n'est pas prète à se raconter encore. Le recul manque aux petites fées. Le son m'assomme joliment, je me retrouve prise sous la chaleur du flot de ses mots. Sons familiers, sa langue semble rebondir doucement sur son palais sans faire de bruit. Il lèche ses lèvres parfois, et elle fait pareil, comme si ça les rapprochait un peu. Il lui suffit d'un regard. d'un instant.


Et tout est bouleversé, et tout se renverse, et il ferme les yeux. Le spectacle est terminé, éteignez les lumières, je vais prendre une chaise, juste une, m'asseoir devant lui, et pleurer, me vider doucement, sans faire de bruit pour bien l'entendre, pour continuer encore un peu. Absorber cet amour qui me ronge, qui me tue, absorber la douceur de sa peau, la longueur de ses cils, ses cheveux bouclés, sa machoire saillante, repasser de mes doigts ses os qui m'attirent, la profondeur de ses yeux. Absorber ses jolies mains, et la sobriété de ce corps qui n'a besoin de rien de plus que d'un battement d'ailes pour me mettre en émoi. Etre cette main qui se promène sur sa cuisse doucement, pour se rassurer. Je suis là pour te protéger ne t'en fais pas ferme les yeux, chante moi. Enchante moi. Et je suis prise dans la tornade de l'émotion, juste en face de ses yeux là, et je n'y aurai jamais cru, et m'y suis prise, emprisonnée dans un filet doré, doux et moelleux, d'où je ne voudrais jamais sortir. Juste ses yeux. Des années lumière de la réalité. C'est comme une magie dès qu'il est là, comme un aura. Et dès qu'il s'en va, le monde retrouve cette triste couleur terne qu'il a toujours arboré. Cruel.