
Acte 2:
Le rythme me prend aux tripes, l'érotisme de tes mots, de tes gestes, de ton corps. Je voudrais que mon âme se perde en la tienne, pour pouvoir approcher ou même encore comprendre une telle puissance sur le peuple mortel. Autant que je t'aime, je voudrais me perdre en toi. Je voudrais t'appartenir, et je ne ferais pas de bruit. Doucement, je vivrais sans te gêner, promis. J'avoue, que parfois j'oserais peut-être te toucher, peut-être même caresser la douceur de ta peau. Ce ne serait pas de ma faute, mais de celle de l'attraction, de ce que tu fais à mon coeur. Je meurs quand je t'entends quand je te vois tu sais. C'est une sorte de transe maladive quand je me perds dans tes yeux. Alors ne t'inquiètes pas, je serais sage si tu veux. Je veux juste que tu me fasses l'amour. Juste partager cette passion. Et je te donnerais ce que tu veux. Ma vie, ma nourriture, mon souffle. Je me tairais si tu veux te poser sur ma nuque, si tu veux y poser tes peines pour avancer plus facilement. Je ne respirerai même plus, si tu te sens mieux. Je mourrais juste pour que tu poses ta tête sur ma poitrine, et que tu me chantes quelques mots. Et je mourrais pleine d'une passion plus que tordante, plus qu'enrichissante. Juste pour voir devant moi ton corps se mouvoir à ta puissance, à ton érotisme, et ton émotion. Je voudrais juste que tu me prennes dans tes bras fins. Et sentir ton parfum. Son génie. Ton génie tout entier. Mourir à chacun de tes sourires. Juste parce que tu bouges. Je voudrais par dessus tout te voir à genoux et partager cette passion plus que dévorante avec moi. Et nous vivrions tous deux dans cette passion destructrice, nous nous nourririons des mots l'un de l'autre. Je te raconterai de ces mots qui m'ont fait pleurer, et tu pleureras aussi. Car devant la beauté de l'art, on ne peut que s'incliner. Même le génie se mettrait à pleurer. Toi, ta finesse, et moi, nus devant la beauté des mots. Nous resterions comme ça, malnourris, déshydratés, mais sacrément amoureux, et passionnés, et artistes. En transe, sans drogues, sans autres liquides que nos propres fluides. Et tant pis s'ils ne comprennent pas et se moquent de nous, s'ils rient lorsque nous marchons dans la rue, parce que je me fous de ceux qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes vraiment. Parce qu'ils n'ont jamais vraiment approché la réalité. Ta moue me tue mon amour. Caresser tes jugulaires. Et je chanterais sous tes yeux, juste pour te voir sourire et te moquer de moi. Et tu me chanteras l'amour, l'art et le sexe, seules rédemptions dans ce monde de brutes. Chaotique au dehors. Et nous tout dedans. L'un dans l'autre. S'aimer en douceur, en violence. Je veux que tu mordes mon dos, que tu t'accroches à mon corps tout entier, et je m'agripperais à ton coeur, à ton âme, je ne te lâcherais plus jamais mon amour. Je te le jure. Et dans cent ans, je te regarderais crever, et tu seras dégueulasse, et peut-être moche, mais je t'aimerais encore, comme une passion dévorante qui m'aura laissé la peau sur les os, et mon coeur en ballotage, plus énorme que le monde.
Je ne vous demanderai jamais de comprendre, ni même d'admettre une quelconque vérité. Fiction/réalité, tout se mélange dans ce chaos. Comprendra qui pourra.











