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Mardi 29 Avril 2008 à 21:12


Rêves aux allures charnelles, passionnelles. Deux corps en fission-fusion permanente. Tandis que leur lèvres se rapprochent, ce sont deux univers qui se séparent. Leurs corps se cherchent, épuisés de tant de désirs inassouvis, inaccessibles. Ses lèvres sont à croquer, les regards sont orgasmiques. Passer ma main dans ses cheveux bouclés, emmêlés. Et dans ses yeux, la même étincelle presque sauvage mais tout aussi tendre. Elle ne sent plus son coeur, plus son corps, s'en aller, une énième dimension. A l'encre de leurs envies, le désir se fait sentir, douce odeur sucrée sur le son mielleux de lèvres rosées. Sa nuque est rose aussi et j'y glisse mes doigts, doucement, sensiblement. Douloureuse attente, malheureuse distance. Comme deux aimants,leurs corps se repoussent autant qu'ils s'attirent. Répulsion sensuelle. La sueur sur leur dos. Elle passe la paume de sa main sur son dos, suit les courbes de ses muscles à peine dessinés, à peine dévoilés, juste un indice, une trace en surface de l'immense iceberg. Ses lèvres sont à peine entrouvertes, et sa bouche est chaude, humide. Il ne faudrait pas, cela détruirait tout. Il faudrait tant, nos deux coeurs s'appellent, nos deux corps s'emmêlent, avec le plaisir pour couverture, la chaleur nous submerge. Le sommeil se perd alors qu'ils se cherchent. Sans un bruit, faire l'amour en silence, se trouver en patience. Entre les draps, tout habillés, sans hésiter. Sans retenue, faire l'amour comme des artistes.



(C'est violent, lorsque ça me prend, les hormones, elles arrivent, et elles me violent, me changent et me tordent, et moi je reste là, éperdue de plaisir, entre les draps, entre des images irréelles, des silhouettes mal dessinées: toi et moi.)


Ballade atemporelle, intemporelle. En fond, la voix douce et chaude du jazzman.

 
Samedi 26 Avril 2008 à 17:37


Au bout de ses lèvres pendue, au bout de son nez perdue. Tandis qu'un filet de voix s'échappe, je me retrouve alors envoûtée, comme emprisonnée, entre ces bras qui ne me reconnaissent même pas. Ambiguïté d'une passion dévorante entre sa peau et la mienne. Ses lèvres me tueront à petit feu. Just the two of us.


Je ne sais plus écrire.
Je ne sais plus parler.
Je ne sais plus que rire.
Sans jamais m'arrêter.
D'un rire un peu couillon.
Je sais, c'est con...
Je rêve... Je m'y perds...
Jazzman, je t'aime.


Au bout du monde, je m'y suis perdue, pendue aux mots amoureux de languages si familiers bien qu'étrangers. Huge paysages. Subjuguants...



A bientôt, j'espère.



Nouveaux horizons, nouvelles sonorités, nouveau bonheur, s'en aller vers l'inconnu doucement, et tomber dans un gouffre moelleux et soyeux de mots familiers qui sonnent doux à mes oreilles. Changer.