Exploser son dégoût dans la figure de l'hiver trop monotone. Le bal des débutantes en bruit de fond, et les images passent mais mes yeux ne suivent pas. Une envie de pleurer, mais je ne voudrais pas reconnaitre que je ne vais pas bien. Que tout s'écroule autour, alors que j'essaie de construire quelque chose, au contraire. Besoin de pauses. Trop dur de pleurer, j'ai les yeux trop cernés, trop fatigués. Ca me rend malade. Je ne suis peut-être pas encore prête pour réécrire. C'est une boule dans le ventre qui me tue, qui obstrue les sentiments, les mots de mes tripes jusqu'à mes doigts. Un bouchon d'angoisse et de non-dits, et ma bouche s'élargit, petit à petit, pour me dire, ouvre-toi, parle. Mais une petite grande fille se tait, lorsqu'on ne sait plus lui parler. Je me sens presque trahie. Ces mots. Je ne peux plus. Plus que me taire, ignorer, pour laisser passer ma vérité. Dans mon silence, et mon regard. Cette haine dans les yeux.