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Vendredi 3 Août 2007 à 13:45


Pur besoin de perfection maniaco dépressive la symétrie m'étouffe mais m'est indispensable. Toute cette perfection autour et mon écriture qui change encore et toujours sous le poids de certains maux le soir seule sous tout ce modèle de pure perfection blanc neige, blanc éclatant qui m'oppresse, respirer, je voudrais, une tâche sur cette vie si blanche, autour de ces jours si vides, si seule, si moi comme si le passé me rattrapait encore aujourd'hui et le silence m'oppresse autour. J'ai peur, je tremble un peu et ta présence me manque encore sous les draps rêches et usés, sous toute cette perfection trop souvent souillée, et tu sais, un jour je finirai TOCée. A coup de perfections, je vivrai sous impulsions à trop vouloir suivre les lignes, on s'y fait rattraper. Il faut se faire à l'évidence, et si le point montre le bout de son nez, c'est qu'alors j'ai vraiment dérailllé, ma main me fait mal, une petite douleur presque enfantine, presque joyeuse, alors que des larmes coulent, alors qu les gouttes se frayent un chemin sur un visage cabossé. Je vomirai sur vos maisons. Je vomirai sur vos envies et vos désirs, vos plaisirs les plus secrets, je vomirai sur vos joies, éclaterai mes douleurs, kystes de jeunesse, abandons par sagesse sur vos murs bien trop propres de toutes ces mondanités. Je n'ai même pas de haine et rien ni personne ne me pousse ne me pousse à me ridiculiser c'est juste ce bonheur bien trop parfait qui me saute au visage et me brûle, bien trop puissante vérité, mes mots se font longs et fins, presque masculins, presque mal à la feuille, presque mal à mon coeur, et cette douceur ma peau, part en lambeaux sous tes doigts. C'est la solitude. J'avais rien demandé.

 
Vendredi 3 Août 2007 à 13:33


Elle aura un an demain. Et jusque là sa vie n'aura été que couleurs, joujous, et gargouillis. Les mots sont encore coincés dans son coeur, bien au fond, pas encore remontés, pas même jusqu'à la gorge. Ses joues sont bien roses et ses bras très dodus, ses yeux plein de rayons de soleil, et les commissures de ses lèvres se découvrent à peine sous la rondeur de son visage, sous la douceur de ses traits. Assise sur sa chaise, elle domine le monde, et l'appelle jusqu'à elle. Petits doigts, petits bouts de lumière et de toute puissance. Elle ne se donnerait même pas la peine de se déplacer, petite reine à bout de bras. Elle préfère se garder intacte pour des causes bien plus justes, ne pas s'éreinter sans raisons, ne pas s'abîmer, petite princesse au corps sculpté, au corps parfait, mollesse et couleur, amour sur de la chair et de la peau. Sans même dire un ot, elle gouverne le monde, régit les mouvements et paroles, fait taire et se tait. La petite princsse a tout juste un an demain. Et pourtant dans ses yeux, défilent plus d'un million d'années. Sur sa chaise haute elle se laisse aller, primaire balançoire pour un petite ange qui fait d'une réalité un rêve,de stupides affaires en splendides palais. C'est dingue tout de même, elle ne pense même pas avec des mots, même ses idées diffèrent de celles des adultes. Des images, des sons sans sens empilés, liés, raccrochés, pour former un univers gigantesque. C'est fou ce qu'une princesse de onze mois passés peut réaliser.