
Le vous a cette tendresse, ce souffle dans la voix que le tu engloutit, sans bruit sans éclaboussures. Le tu est une chute abrupte, le gouffre d'un vous éclaté. Vous rougissez mon amour est une caresse Tu rougis mon amour, et tes lèvres balancent le tu en pleine gueule. Ce n'est qu'un propos, une idée. Le vous glisse le long de nos peaux, brûlantes, doux il s'engorge, et coule, se perd dans les méandres de nos coeurs. Corps. Embrassés, voyez vous un Tu perdu au milieu de tout ça. Les vous s'y fondent si bien. Toi, il, elle, vous êtes deux, vous êtes vous, pourquoi donc vous séparer en deux tu trop lointains trop distants, ironie du vous qui te rapprocherait tant d'un véritable vous, d'une unité. Ne vous parlez plus alors, pratique le langage d'un regard et observe alors. Y trouve t-on au milieu d'un amour une chute brutale vers la colère vers la douleur le T lancinant , il Te Tue peTit à peTit et Tu ne T'en rends même pas compTe. Boum. Le Tu T'a emporTée, et Tu T'es Tue.Tuée.






