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Mercredi 30 Août 2006 à 23:31


Un boum ça n'a pas d'écho à l'intérieur, au fond. on ne se rend pas bien compte des dégats.
 
Mercredi 30 Août 2006 à 01:38


Refoule tes émotions petite cache les bien au fond et personne ne doit les voir tu le sais alors refoule les et noie toi plutôt noie toi sous le flot de tes mots et ne cherche pas oh non ne cherche pas de bouée tu te noies et puis c'est tout c'est un ordre c'est comme ça perds toi dans les méandres de ta chair un peu trop rose un peu trop blanche peau nacrée peau frappée la petite est frappée mais sa peau encore douce alors perds toi enfonce toi tout au fond de ton corps perds toi dans ton corps et pleure pleure encore tu es faible si faible tu pleures tant tu te caches derrière tes larmes tu te caches derrière un sourire et tu crois que les autres ne le voient pas tu les crois aveugles tu ne les crois plus en fait tu refoules et puis c'est tout le reste on s'en fout oui c'est ça que tu crois aujourd'hui ce n'est que la peau et les mots et demain on verra alors ce soir tu enfonces tes ongles encore une fois dans ta chair et ton ventre rougit mais tu t'en fous puisqu'il le faut puisque c'est comme ça puisque tu pleures encore une fois et qu'il faut se taire puisqu'il ne faut pas avouer au monde ce que l'on veut vraiment parce que c'est toi et que tu ne voudrais pas parce que tu voudrais être cette fée et même s'Il te dit que tu l'es tu as du mal à y croire tu es sa fée peut-être et tu voudrais pour lui le meilleur mais ce soir encore tu n'y arrives pas tu as échoué et tes joues te font mal ta boule dans la gorge et ce faux sourire ces paroles qui ne veulent plus rien dire qui n'ont jamais eu aucun sens les autres on s'en fout ce soir tu n'as pas su pas pu et tes doigts se mêlent et se croisent et tu le sens ce mal ce mal qui te ronge ce n'est rien rien de plus que demain une illusion alors tais toi et enfonce tes doigts.

jeu thème un point c'est tout .
 
Lundi 28 Août 2006 à 22:59


Ce sont encore une fois les triplets que j'ouvre, doucement, pour avoir encore le temps de dire non à chaque instant. Un par un, je les presse, et les gouttes tombent dans ma gorge et me brûlent. Douze, chaque enfant, chaque fois, c'est toujours pareil, encore. Apaisement, c'est comme du poison qui coule dans mes veines, ça me calme doucement, et puis mes larmes descendent, encore doucement, et les belles images qui reviennent enfin, les couleurs chaudes, et le bleu de ses yeux. Et pourtant, la gorge brûle encore, et ce goût amer et infâme, et mon coeur qui bat trop vite et ma bouche trop petite pour dire tout ce que j'ai à dire. J'ai les yeux qui éclatent, toute l'eau veut sortir, et pourtant j'voudrais me battre, j'voudrais pouvoir lutter. Mais j'ai pas sa peau pour me protéger, et me dire que c'est pas grave, ça va passer. Juste encore un peu son odeur dans mes draps pour me rassurer. Je suis un peu trop fragile.
Le chat quand il a peur, il se réfugie dans les pattes de sa maman. Mon refuge, c'est tes bras mon ange. J'ai peur.

 
Jeudi 24 Août 2006 à 23:08


- Les choses s'effacent tu sais, elles s'effacent quand tu t'efforces de les oublier, elles se cachent et tu ne sais plus.
- Les choses ne s'effacent pas comme ça petite fée, elles te semblent bien lointaines, et bien oubliées mais tout au fond elles sont tout près de tes pensées elles les hantent, mais tu te refuses à y croire.
- C'était donc ça, cette voix qui me répète encore et toujours les mêmes mots, et mes yeux qui se transforment, la paranoïa, tous ces jours là.
- Petite fée tu t'es forcée, tu t'es forcée à y croire encore, que demain serait différent, que tout se serait évaporé, mais tu es toujours là, même si tu veux devenir transparente, même si tu tentes par toutes les manières de devenir petite, toujours plus petite, tu existes.
- Je ne te crois pas. Je ne suis qu'une toute petite petite fée, et je tiens entre ses doigts, je le sais il me prend entre ses bras, je le sens que je ne suis qu'une brindille, fragile et douce.
- Les choses ne s'effacent pas, et tu voudrais t'effacer. Petite fille, aussi brindille que tu sois, tu es toujours là, et on te voit bien même parmi la foule, même au milieu de tous ces gens, petite fée, crois moi.
- Je ne sais pas bien qui tu es toi, avec tous tes conseils et tes belles paroles, mais tu ne sais pas...
- Tu ne t'arrondiras pas, petite, tu resteras fée, tu coules tu vois, essuie toi s'il te plait, essuie toi, tu vois bien que tu ne t'arrondiras pas.
- Je coule, et je déborde même, mais on ne me croit pas quand je dis ça. Je fais deux avec ce corps qui semble ne pas m'appartenir et j'en prends toujours plus soin de jour en jour, jolie voix, je ne me comprends pas.

 
Dimanche 20 Août 2006 à 20:50


Un jour j'arracherais une à une les pages de ce foutu carnet, un jour j'oserais enfin faire ça et j'oserais me foutre de tout et du reste, de mes névroses, mes obsessions, et mes coups de folies, mes coups d'amour, ces coups de poing que j'me balance au fond. Un jour. Mais en attendant les pages se noircissent et mon coeur bat plus vite, mon corps tient moins bien le choc. Un jour j'arrêterai alors d'en faire trop, de faire semblant parfois, de parler quand il ne faudrait pas et je comprendrais toutes ces choses que les autres gens ne font pas, j'accepterai d'être simplement moi et j'aimerais même ça. C'est fou ces choses-là. J'suis amoureuse de lui tout entier et j'voudrais fondre dans ses bras, en fait j'y fonds. La petite femme fait le pont. Je fais des acrobaties dans ses yeux, je m'y perds je m'accroche, il me tient et me retient, c'est l'océan tout au fond qui me fait une grimace, et encore j'y réponds, je grimace et l'affreux océan ne se tient plus de surprise , ouvre une bouche trop grande et m'engloutit alors, je coule, je me noie sous le poids de l'énorme colère de l'eau déchainée. Je me perds dans mon élément. Et pourtant un sourire. Un sourire béat dessiné sur mon visage, sans surprise. Je me perds dans ses yeux. Il m'absorbe et m'intègre et je deviens un bout de lui.