
- Les choses s'effacent tu sais, elles s'effacent quand tu t'efforces de les oublier, elles se cachent et tu ne sais plus.
- Les choses ne s'effacent pas comme ça petite fée, elles te semblent bien lointaines, et bien oubliées mais tout au fond elles sont tout près de tes pensées elles les hantent, mais tu te refuses à y croire.
- C'était donc ça, cette voix qui me répète encore et toujours les mêmes mots, et mes yeux qui se transforment, la paranoïa, tous ces jours là.
- Petite fée tu t'es forcée, tu t'es forcée à y croire encore, que demain serait différent, que tout se serait évaporé, mais tu es toujours là, même si tu veux devenir transparente, même si tu tentes par toutes les manières de devenir petite, toujours plus petite, tu existes.
- Je ne te crois pas. Je ne suis qu'une toute petite petite fée, et je tiens entre ses doigts, je le sais il me prend entre ses bras, je le sens que je ne suis qu'une brindille, fragile et douce.
- Les choses ne s'effacent pas, et tu voudrais t'effacer. Petite fille, aussi brindille que tu sois, tu es toujours là, et on te voit bien même parmi la foule, même au milieu de tous ces gens, petite fée, crois moi.
- Je ne sais pas bien qui tu es toi, avec tous tes conseils et tes belles paroles, mais tu ne sais pas...
- Tu ne t'arrondiras pas, petite, tu resteras fée, tu coules tu vois, essuie toi s'il te plait, essuie toi, tu vois bien que tu ne t'arrondiras pas.
- Je coule, et je déborde même, mais on ne me croit pas quand je dis ça. Je fais deux avec ce corps qui semble ne pas m'appartenir et j'en prends toujours plus soin de jour en jour, jolie voix, je ne me comprends pas.