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Dimanche 30 Juillet 2006 à 23:43


Half past eleven on the clock. It's half past eleven, and I'm yelling as I can, I yell all the words I've known and all those I want to forget. Lost, I'm lost, in the middle of nowhere, and I just want to be in the middle of your arms. Hold me love me kiss me. Just as I'm lost in the middle of nowhere, and nowhere is where I find finally your eyes. Hold me love me kiss me. Just another time. I know I repeat myself, and I'm kind of annoying with this. I think so. Hold me love me kiss me. I repeat again, just as a prayer, just so as to make you hear me, as loudly I yell, you seem to be so far away, you and your great paradise, you and your gorgeous eyes. I want you to hear me, to wear my parfume, to breathe me. I'll dream of you, this night again, I'll dream of you and you hold me, you love me you kiss me. Not so far away, we are so near however. Take me, take me in your arms, and tell me, tell me once again that you love me.


I
just
love
you
so
much.

 
Mercredi 26 Juillet 2006 à 00:09



Le soleil éclaire encore de ses derniers rayons son corps désarticulé. Elle aura passé une journée bien étrange, et la lueur aveuglante de ce soleil qui la transperce de parts en parts le lui rappelle une fois de plus. Elle a le coeur lourd aujourd'hui, car aujourd'hui est bien la dernière fois qu'il l'aura appelée poupée, elle avec ses cheveux longs et lourds, qui lui tombent sur les épaules, ses beaux cheveux très blonds, et ses yeux bien trop clairs. Poupée préfabriquée, il lui manquait un petit quelque chose, une finition, un rayon de soleil comme celui qui l'éblouissait ce soir-là.  La poupée avait bien ce rayon quelque part, au fond elle était parfaite, mais le soleil était caché dans ses entrailles, le rayon de soleil de la poupée était trop près du coeur, bien trop en profondeur. Ce soir, elle se laissait ainsi bercer par la chaleur du vent d'été, nue, allongée sur le sol. Aujourd'hui c'était bien la dernière fois qu'il l'aura appelée Poupée. Elle l'aimait, aveuglément, et il l'aimait, tendrement. Cela faisait bien longtemps qu'on les appelait les amoureux, et qu'on les croyait finir leur vie ensemble. Mais ce soir, elle est bien encore là, sur ces carreaux froids et humides, humides de ses larmes. Ce soir elle reste là, allongée, sous les rayons d'un soleil borné, borné comme lui qui avait décidé qu'elle était incomplète, qu'elle était imparfaite. Alors elle est là, désemparée la poupée, de ne plus être sa poupée. Il était beau il était grand, elle était sa poupée. Et elle aimait tellement ça, elle en crevait d'envie, elle crevait d'envie de lui plaire, toujours et toujours plus. Elle l'aimait. Et ce soir elle est là, et elle se fout démesurément de plaire à qui que ce soit, elle s'offre toute entière au soleil, elle le prie de la ramener plus près de lui. Elle se meurt d'envie de se trouver brûlée de ses simples flammes, elle tombe. Il l'a laissée tomber. Elle s'est réfugiée au soleil. Immortel. Il fait bien froid sur ces carreaux, mais la poupée ne le sent plus, la poupée, la poupée. La poupée s'est endormie. Calmement, tout près du soleil elle est restée. Aujourd'hui c'était la dernière fois qu'on l'avait appelée Poupée.

 
Mardi 25 Juillet 2006 à 11:46


 Pose dans mon cou un glaçon, et sur mon ventre une fleur, et caresse tout autour ma peau qui frémit sous tes doigts. Pose ton visage clair sur ce nombril qui t'appelle et écoute mon coeur battre pendant toute une vie. Le coeur bat fort dans mon ventre, le coeur y bat toujours, horloge presque immortelle. Protège moi des douleurs mon ange, puisque tu es mon ange. Parfait. Tout est si parfait quand nous sommes là tous les deux, quand nous sommes ensemble embrassés. Attrape mon nombril et mordille le s'il te plait. Le nombril c'est le pli, c'est le lien entre moi et le monde, alors brise moi le s'il te plait. Pose y un peu  de toi, pour que le seul lien soit de toi à moi ..

 
Mardi 25 Juillet 2006 à 11:39


Laisse moi m'endormir enfin sans avoir besoin de draps, sans avoir besoin de me cacher, sans la peur au ventre, laisse moi fermer les yeux et rester calme, laisse moi être comme tout le monde. Oh non, tais moi, je ne veux surtout pas être comme eux, m'endormir sans peur, sans bruit, sans lumière, et dormir d'un sommeil pur, d'un sommeil sans rêves. Laisse moi être agitée, dormir et gémir, bouger, c'est mignon, c'est frais. Laisse moi couler mes mots, et laisse moi profiter de la nuit pour le faire, combats pour moi la fatigue, combats pour moi les éléments et le monde. Laisse moi rire encore comme une enfant, rire d'un rire entrainant, toute une nuit en écrivant. Laisse moi profiter de chaquee seconde comme je l'entends, et non pas comme il faudrait. Laisse moi apprécier ma couette, et mes draps si doux lorsque le sommeil s'approche de moi. Laisse moi penser à lui encore quand je m'endors, et rêver de lui cette nuit. Emporte moi doucement et simplement au pays de notre paradis à deux où sa voix est plus claire, où ses sourires s'y sentent, et où ses yeux me parlent. Laisse moi enfin oublier le reste.


Le reste ça n'est rien.

 
Lundi 24 Juillet 2006 à 02:39


Laisse moi une nuit entière pour poser enfin mes mots sur Terre. Laisse moi toute cette nuit,et apprends moi à résister. Je ne pleurerai ni ne parlerai, et le sommeil ne me gagnera pas. Je poserai juste mes mots sur ce clavier, je les poserai là. Enfin je m'en irai, fatiguée, et reposée à la fois, d'avoir enfin pu dire tout ce que mon petit être pouvait donner. Laisse moi cette nuit apprendre à me connaître, et laisse moi comprendre enfin ce que le monde veut me dire. Laisse moi à tes côtés, et laisse le sommeil de côté. Laisse nous dialoguer enfin, parlons en pensées. Laisse nous une nuit agitée, une nuit d'amour, une nuit de mots, la grande nuit de toute une vie. Parlons , parlons encore de choses, et d'autres, parlons toujours, expliquons nous ce que le monde nous a donné. Laisse moi toute une nuit pour dire combien j'aime les mots, combien ils sont miens, combien je suis heureuse qu'on me les ai prêtés. Laisse moi cette nuit apercevoir une étoile dans cette nuit couverte, laisse moi reboucher le trou de la couche d'ozone d'un simple souffle, laisse moi éradiquer ces usines, ces maladies, cette fumée. Laisse moi replanter les arbres, laisse moi donner à manger, de l'argent. Laisse moi par les mots reconstruire un monde, avec des si peut-être, mais un monde en paix , plus serein. Laisse moi y croire, laisse moi espérer, un jour peut-être, une fée... Laisse moi croire que je suis une fée. Je suis minuscule , donne moi juste les ailes qu'il sait me donner. Prête moi ses yeux pour que je puisse y lire un monde meilleur, prête moi les encore pour que je puisse l'écrire, vous le décrire. Laisse moi penser encore que les gens sont bons au fond, que tous croient comme moi à demain, que tous s'endorment en pensant à quelqu'un, que tous prient au fond leur être pour que demain ne leur enlève personne. Laisse moi croire qu'encore il existe des gens qui s'aiment pour de grand, laisse moi en être sûre, il y a des gens encore qui s'endorment ensemble, qui font semblant, pour se regarder dormir, pendant que la lune est couchée. Laisse moi vivre sans avoir peur de me faire égorger, protège moi de cette paranoia qui me ronge, protège moi encore de la peur de la mort, rends moi immortelle, écris moi.