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Jeudi 29 Juin 2006 à 20:01


Entre le vertige, et l'émotion, chaque pas me dompte, et je dompte chaque pas, docile. Les mots fuient et s'enfuient dans les vides qui m'enserrent, et je m'étouffe de ce vide oppressant, oppressée, je m'en vais, et je fuis à mon tour, je fuis les mots oppressants, et l'absence de mots qui me craque le coeur. Ce n'est plus un jeu maintenant, le fil est si tendu, la corde si mince, et la chance qui me rattache au sol s'affaiblit, je tangue. Oui, le tango, c'est bien cela qui me serre le coeur. Ce refrain qui revient sans cesse dans les débris des souvenirs qui me restent, cette mélodie Tadam tadam, tu reviens, et je ferme les yeux, je ne voudrais pas trop t'y voir encore, mais même les paupières closes, ton visage revient, et passe sur la musique. Images grisées, et sons grésillants, mais le parfum est le même depuis tout ce temps, les commissures de tes lèvres en gros plan, et tes yeux. Tes yeux. C'est ce vide au fond qui fait tout ce mal, c'est ce vide qui me rattache au tango, c'est le rien qui m'apporte le Tout, qui fait remonter ce qu'il ne faudrait pas. C'est le rien. Je n'ai pas Tout, pas Rien. Je t'ai. Mais la musique me fait mal, et mon coeur ne bat plus, je panique. La corde est bien trop raide, bien trop fine au-dessus de mes pas, mon corps trop fragile pour la maintenir en équilibre.


Una musica brutal.


Et moi trop douce près de tout ça, toutes ces notes m'oppressent, et me tanguent, me tanguent encore et toujours. La corde, sur une rive, le passé, et le moi qui me serre, le moi qui s'accroche et veut encore et trop me retenir, le moi ou bien l'avant-moi, l'origine. Sur l'autre rive, le futur, le regard loin devant, tu m'appelles et ton cri est bien plus fort que les liens qui m'accrochent encore à l'origine. C'était si facile pourtant. Bien trop facile, là est le seul problème. Vient un jour ou la fragilité recherche enfin la difficulté, et là, la vie prend tout son sens. Ne regarder plus que loin devant, bras d'un coté, de l'autre, rechercher l'équilibre dans la prunelle de tes yeux. Dans mon propre reflet . Espoir. C'est bien ça l'avenir.


 
Jeudi 22 Juin 2006 à 16:43

Juste parce que j'espere que tu passeras ici



Je t'aime ptit coeur, et tu me manques vivement le 30....



Bisous bisous bisous bisous bisous



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