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Vendredi 28 Avril 2006 à 22:00



C'est simple je ne suis que de l'air entre tes bras. Une bourrasque et je m'envole. D'un trait je te bois, je t'emporte avec moi, je te tire et te retiens dans ce monde qui m'appartiens, je me défile si tu le dis, je ne suis que ce souffle. Me revoilà. J'ai fait s'envoler les espaces avant mes points des blancs hypocrites qui vous faisaient sans doute croire à une originalité qui n'existe pas. Je ne suis que ce souffle entre ses bras. La lueur d'un espoir accrochée à ses lèvres, un peu comme toutes ces filles, je ne suis que moi. Quelques fois encore quelques espaces s'accrochent à mes doigts, mais je lutte enfin pour m'avouer que je ne suis plus deux, je ne suis plus cette fille que je vis, que j'espère faire vivre de mes doigts. Tellement de choses à dire entre deux lignes, après tout ce vide de mots, il ne semble pas incroyable que j'explose. Avril est passé sans qu'on le voie, toujours les plus beaux mois qui ne disent pas bonjour ni aurevoir, et dans un éclat de joie passent sans se retourner, sans même s'arrêter, et me regarder un instant. Et aujourd'hui Mai arrive à grands pas, Juin sera bientôt là. L'été arrive, le temps passe, la mélancolie du temps passé se glisse subreptiscement derrière mon oreille. Embrasse-là s'il te plait, et laisse moi oublier ces tracas qui volent tout près de mon estomac, le prennent et le déforment. Embrasse-la je n'entends plus rien, plus que ton souffle tout près de moi, ta respiration proche de la mienne, tes lèvres douces, ton corps si près, si près. Approche-toi s'il te plait. Maintenant écoute à mon oreille. Elle arrive à grands pas, elle sort doucement un oeil puis l'autre, tu la vois. C'est Elle, c'est celle qui loge dans cette petite cavité depuis un aussi petit moment, c'est celle que j'ai fabriqué, celle qui m'a créée, m'a comprise, et celle que j'ai comprise. J'ai bien compris qu'elle était moi, qu'elle était cette partie de moi que je refuse, cette partie qui fait de moi une fille en danger. C'est bien mieux de faire semblant, d'oublier que quelque part, on est dérangée. Je ne suis pas moi, je ne suis qu'une partie de moi que moi a choisi d'exprimer et l'autre partie s'en va, reste bien cachée, se pose dans une petite partie depuis que je l'ai retrouvée. Je l'avais enfermée, dans un recoin de mon corps, un endroit bien caché, et tout d'un coup, ça arrive, un phénomène inexplicable, un déclic, on ouvre la barrière et la fille sort, un peu chamboulée, les yeux fatigués d'avoir vécu dans ce noir tant d'années. Et dans la tête elle te souffle une idée, des tas de phrases qu'on ne voudrait même pas entendre, mais qu'elle a réfléchies, et posées lorsqu'elle était emprisonnée.



C'est tout . (Je ne voulais pas l'enlever celui-là, cet espace qui subsiste, c'est la faille.)

 
Dimanche 16 Avril 2006 à 10:21

Pause. Pause. Pause.



A bientôt. Ou pas.