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Vendredi 17 Mars 2006 à 16:15



Ah soufflons un peu enfin . Ne souffle plus , souffle moi . Respire moi s'il te plait , apprends moi . Apprends ce sourire de fierté qui nait au coin de mes lèvres après tout ce travail récompensé . Enfin sentir . Enfin sentir aussi quelque chose qui s'envole un peu plus loin , qui reviendra , un peu plus tard sans doute . Comme un petit vide , une toile d'araignée à remplir , des personnes à coller , recoller , un petit coeur défait , dans le doute insoutenable du demain qui arrive , de la journée qui s'en va . De l'aube à peine . Ni mieux ni pire . Seulement la force dans ses mots de puiser l'énergie qui manque aux autres , qui lui manque , simplement cet égocentrisme d'apprécier ce que l'on produit , ce que l'on fait naître doucement , devant nos yeux , et les mots s'alignent , je n'ai pas envie de réfléchir , juste de penser sans conséquences penser , me mettre à l'extérieur de moi-même , en étrangère , et observer ce qui se passe , en tirer enfin des conclusions , comme on peut , comme on sait . Peu de choses . Ce ne sont que des intuitions en fait . Des intuitions plus que féminines . Et des mots se perdent en énergie brulée , s'évaporent autre part , et vont se coller , sur le coeur d'autres gens , dans la vie d'un autre monde . Je me tais .

 
Dimanche 12 Mars 2006 à 16:32



Le printemps n'est pas propice à l'écriture . (En fait si , mais le bac blanc non, et puis j'aimais bien cette phrase.)

 
Samedi 11 Mars 2006 à 11:56



Mon coeur me tiraille , et des images reviennent , dans mon esprit de plus en plus oppressantes , un sentiment de claustrophobie , d'enfermement dans un corps trop petit quelques fois . Je veux m'évader un peu . Et dans ses bras le contraire . L'envie de devenir beaucoup plus petite , minuscule pour tenir entre ses bras , pour m'accrocher au creux de lui . Au fond une envie de m'endormir près de lui , de le tenir tout près de moi , que sa présence me rassure , que ses mots me gardent . Sa tendresse près de moi , oublier le reste .

 
Vendredi 10 Mars 2006 à 22:42



Sur un fond délicat , poser doucement deux petites fleurs , dans le fond du tableau , deux orchidées blanches , au coeur qui tire vers le jaune , au coeur de maïs , et les deux fleurs penchent vers le centre , dangereusement , effleurent le sol et approchent leurs pétales du centre , comme pour se faire remarquer . Dans le bleu nuit , que l'on remarque leurs pétales angéliques , la douceur au toucher , et la senteur délicate des belles orchidées . Au centre une dame . Au centre un Lui . C'est simple , et c'est simplement chimique , magique , physique , électrique , un tas d'autres mots en -ique . Ses phéromones m'attirent , ou du pareil au même , son regard me noie dans des bleus plus profonds que la nuit noire qui nous entoure . Il faut poser les mots là-dessus . La nuit , seuls , les deux regards se croisent , et c'est éclectique . Le jour , les Autres , et tout redevient réel , profondément réel et inutile . Futile , le reste . Futile . Et d'un coup les bras encore cachés timidement derrière leurs dos se délient , les doigts s'emmêlent , dans un coup de main se croisent , et c'est fini , rien ne les séparera . Pas même les bruits désagréables autour , pas le reste . Rien n'existe sinon eux .



INACHEVE. C'est romantique n'est ce pas ? J'aime ce mot . Je suis achevée .

 
Vendredi 10 Mars 2006 à 22:07



Mais oui , perdez vous dans votre complaisance d'aligner des mots sans aucun sens , ou bien même n'alignez plus rien , et ne perdez pas votre temps dans des futilités ignobles qui sonnent à nos oreilles , rengaines incessantes , dong dans l'oreille , ding je me perds , dong je m'enfonce , je me perds ding dans un délire , dans vos mots qui m'assomment , ou votre absence de mots pesante , votre absence de rires et d'humanité certaine . De défauts simplement .
Le soleil point déjà au dehors , et tandis que la lune fuit , sans bruit , les amoureux transis s'allongent sur une pierre glacée , posent leurs corps réchauffés l'un de l'autre au jour presque orangé de la lumière d'un rayon de soleil à peine remarqué . A l'aube , les deux corps s'emmêlent , d'une étrange union , ils s'entremêlent à travers la chaleur de leurs mots sussurés , on devine l'angoisse du demain , de l'avenir . Un jour prochain , sans toi jamais , et derrière leurs paupières presque inquiètes , un petit sourire se réfugie . Toi et moi c'est pas bientôt fini . Les deux corps assoiffés l'un de l'autre se cherchent , un baiser se perd , entre la pierre et la peau , le gel et le chaud , tout est flou , et tout est clair à la fois , sa peau sucrée , ses lèvres douces , où me poser , sur son corps tout près d'elle , de lui , je suis si près , si près .