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Mardi 28 Février 2006 à 20:43

Coup de coeur . Ce n'est rien . Ce n'est qu'un quelque chose au milieu , vers le haut , qui tend vers l'infini , positif sans aucun doute , il penche la tête vers le soleil , penche la tête vers l'espoir qui se lève doucement , qui pointe son nez peu à peu . Et pourtant contradictoire les pétales tombent , penchent vers le bas et la tige tend vers l'invisible , vers le reflet de la feuille , vers les bords plissés de la page jaunie . Les couleurs sont ternes , et pourtant si jolies . Les mots filent , vers un autre univers , se ressourcent , et reviennent me trouver de temps en temps . J'en perds mon vocabulaire , j'en perds ma voix . Et c'est une dame cette fleur , c'est une dame qui se penche vers le bonheur , qui l'attrape à pleines mains , et qui n'en a presque pas peur , qui se rend compte pourtant , que le bonheur est fait de petites tristesses , que le bonheur est à ses pieds , juste là . Il suffit de regarder ses pieds , un peu , de temps en temps . Ca ne fait pas tellement de mal . Au centre de la fleur , on ne voit pas bien , c'est flou et c'est subtil à la fois , c'est mélangé . C'est comme le coeur d'une femme , c'est très compliqué . Il y a quelques petites écorchures sur la tige , comme des failures , comme la beauté d'une dame . Et autour tout semble clair , parce qu'elle est la lumière de son monde . Elle éclaire .
 
Vendredi 24 Février 2006 à 13:04


De l'autre côté du miroir , les pensées ne sont pas éphémères . Lorsque l'Autre , mon Autre pense , je vois sortir de ses oreilles de jolies bulles irisées , capables de se déformer inlassablement afin de ne pas éclater . C'est bien pratique dans leur monde où les seuls métiers possibles sont des métiers d'art , la bulle se tord , transpire , jusqu'à accoucher d'un petit bout de papier que seul le penseur peut distinguer . Sur ce bout de papier se trouve tout ce dont le penseur a besoin , de sa pensée pour produire une oeuvre d'art . De l'autre côté du miroir , les artistes ont diverses et inépuisables sources d'inspiration . La magie est présente partout , chaque être est magique et porteur d'une histoire plus ou moins légendaire . De l'autre côté du miroir , j'ai même vu des fées . Minuscules , on les distingue à peine , mais les êtres de l'autre monde les voient bien eux , ils ont appris avec le temps à faire attention à tout . Les artistes ne supportent pas les ''vulgaires'' qui ne prennent pas la peine de s'arrêter pour observer toute la beauté du monde . Les êtres de l'Autre monde admirent tout , comme des enfants émerveillés . Dans ce monde , on aime les bonnes choses , et on n'aime pas gaspiller , et chaque bouchée est savourée .
 
Vendredi 24 Février 2006 à 12:48

De ce côté la vie est tellement banale . Répétitions , journées sans fin , toujours les mêmes mots et les mêmes images qui reviennent . Dire que je suis déjà lassée ? Je ne crois pas , je suis juste inquiète . Je pense trop à demain et je pense trop à toi et moi . Je me fais des idées , j'exagère sûrement , mais c'est qu'hors de tes bras , j'en perds la raison . Je doute . Suis-je amoureuse , suis-je quelqu'un ? Est ce que je te manque vraiment lorsque je ne suis plus là ? De l'autre côté du miroir le zèbre n'a même pas de réponse à me donner , il me laisse le choix aujourd'hui . Il me laisse le choix et ça ne me convient pas . La raison ou la folie .Je ne saurai répondre , je n'ai jamais su choisisr , choisir c'est abandonner . J'ai toujours pris un brin de chaque , je n'ai jamais pris de décision , l'inconscience m'aura tout ordonné . Si la vie est un peu trop belle , un peu trop longtemps , elle n'en est même plus agréable , elle n'a même aucun intérêt . Et voilà qu'aujourd'hui je reste la songeuse , prise entre deux murs , prise au travers de tes yeux toute à la fois . Je tremblote un peu . La chaleur me gagne pourtant . Mais il me manque toi là aujourd'hui maintenat , à croire que je suis dépendante . De tes yeux , bien sûr , le regard bleu posé sur mes pupilles honteuses de ne pas savoir se poser à la hauteur des tiennes , tes yeux qui me parcourent doucement , qui me font frissonner, qui me connaissent . La lueur du soleil , la lumière presque orange du matin qui rend tes yeux d'autant plus troublants . Ta peau douce et tes mains tendres qui cherchent un peu où se poser . La douceur de tes caresses et cette envie de t'embrasser quand tu me serres plus fort encore . Je suis dépendante de Nous et de tout ce que ça représente . Juste seize ans , pas le droit , pas le choix de s'aimer comme on voudrait . Je voudrais m'endormir avec toi , au creux de tes bras , me réfugier tout contre toi , et sentir ton parfum et me dire que tu n'es qu'à moi , et que tu m'aimes , au moins un peu . Alors que là , je suis là à me poser des questions imbéciles auxquelles tu pourrais répondre juste par l'ombre d'un regard , par un sourire . J'aime ce sourire , tout doux , sur tes joues toutes douces aussi . Les souvenirss me pénètrent toujours , tout au long de la semaine , me faire patienter jusqu'au jour de délivrance où je peux enfin te serrer comme je le veux , où nos deux corps fragiles ne font plus semblant . Toi allongé et moi sur toi , mon visage posé sur ton corps tiède , et je ne réfléchis même plus . Mes lèvres sur les tiennes et mon esprit ne se torture plus . Tu me manques , voilà tout , et mon âme se tord sans toi , et mon âme est prise en toi . Je suis dépendante , je suis pleine , je vis , je me sens exister .
 
Jeudi 23 Février 2006 à 16:39



La grisaille est toujours là , les arbres sont ternes , et les branches nues s'emmêlent dans la douceur du ciel d'hiver . Les pousses sont sèches , fêlées , s'allongent , plient vers le sol peu à peu , dans leur couleur d'automne , s'affaissent , laissent couler leurs feuilles cassées , les laissent se balancer , au gré de la brise légère qui agite le monde aujourd'hui . J'ai le mal de crâne qui arrache mes neurones un à un , et les connexions établies se détachent . Tout ça pour rien . J'ai le coeur qui éclate , j'ai l'esprit qui divague , l'envie de m'évader , enfin de le retrouver . Ici rien de plus que des cailloux sur le sol , du gris , et des couleurs ternes et fades . Dans ses bras c'est le soleil et les étoiles réunies . C'est la fin , bientôt , la fin . La gorge est trop sèche dans ces journées pâles et froides , et la douceur du liquide sucré n'y change rien , mais la gourmandise est toujours plus forte . Les mots s'alignent devant mes yeux , les phrases se construisent dans la tête , mais ne se retiennent pas aux parois trop glissantes de ma mémoire , s'enfoncent dans les abîmes de l'oubli , ressortiront peut-être plus tard , qui sait . Gestes mécaniques , presque sans réfléchir , le froid me prend , et ma peau frissonne , une fois de plus , quelques tremblements .

 
Mercredi 22 Février 2006 à 17:33



Je mets mon énergie créatrice en mouvement , mais pas ici , bientôt , bientôt . Cowboys m'a supprimé un article parce qu'écrit en langage sms il parait . Je rêve éveillée il me semble . Une pacotille en fait . Il me manque , tout me manque . Le monde autour est vide , j'ai l'impression de me moquer de vous par ces pauvres petites phrases , et de me moquer de moi-même . Je suis capable de mieux . Pas aujourd'hui en tout cas . Beaucoup trop fatiguée , bien trop à fleur de peau . J'ai pas le temps , pas le temps de prendre mon temps , d'exposer aux gens ce qui va , ce qui ne va pas . Je suis un peu usée à force , et je me sens ridicule de dire ça , on me croirait presque prétentieuse . Je ne sais pas . Je ne sais pas grand chose , ne sais pas ouvrir ma bouche pour dire quand il le faut , je ne me sens pas à ma place , je ne me sens pas utile , je ne me sens plus . Je ressens l'utilité par contre de poser les mots ici , c'est une thérapie comme une autre , un défouloir plus ou moins efficace , très peu original , mais comme l'envie de me faire remarquer , et de me faire admirer pour mes mots -j'ai hésité à dire mon travail mais j'me suis dit c'est prétentieux . C'est un loisir , pas un travail . Un besoin , une dépendance , comme à d'autres choses , d'autres gens . Je suis dépendante , signe d'immaturité peut-être , signe que je ne suis pas prétentieuse au point de dire que je n'ai besoin que de moi-même . Quelque part je suis vide à l'intérieur , j'ai pas encore cherché je vous dirai où c'est , et je me complète avec des êtres qui passent dans ma vie , et qui s'assemblent à moi un moment . Des gens qui ne laissent pas des trous au milieu de notre union , des blancs , des choses à recoller , à détacher , à réparer . J'ai pas de caisse à outils là dedans . Les souvenirs de rires lointains , si vous saviez ce que mes mots sont choisis parfois . J'aime pas ce genre d'article où je raconte un peu ma vie . J'aime quand même , sinon ça ne serait pas là .